La vie normale

8 degrés, Roissy Charles de Gaule nous accueille, nous, les locataires du paradis ces 2 dernières semaines, nous arrivons en tong devant les douaniers, et leur porte en fer, qui fait office de frontière entre le paradis et .. le reste.

Murs en bétons, arbres en plastique, ciel gris (il fait beau me dit on pour me rassurer) tout me rappelle que c’est ici que je vais purger le temps qu’il me reste a trouver un nouvel exil.

La semaine commence, tous mes voisins se dirigent a la queuleuleu vers le rer, je suis parmi eux, nous sommes des fourmis, à grandes vitesse et méthodiquement tel des legos on s’engouffre dans le sol, on s’emboite dans un wagon et c’est partit ! On part a la mine…

“Problèmes de signalisation sur le rer”, 15 minutes d’arrêt obligatoire, les visages palissent, des fronts se mettent à briller, d’autres commencent a transpirer, certains s’agitent.
Une femme me demande ma place, je lui donne, et là, c’est le drame, 40 yeux interrogatifs me fixent, la femme n’était ni enceinte ni invalide…

J’étais bien sur mon ile en Thaïlande mon principal problème était de choisir parmi les cocktails, les cocos les mangues et les mais, de trouver une motivation pour faire 5 mètres en arrière sur la plage et me faire masser 1h pour 5 euros.

William avait lui aussi d’autres soucis, en janvier il voulait plonger a la Réunion, mais il ne peut pas, il sera a New Yok, revenir en Thaïlande en avril ? non trop de problèmes ! Il sera déjà au Caire…

Tramway, de la defense a Issy les moulineaux, les gens sont emballés dans de beaux costumes fixés avec cravate colorée, un beau ruban pour personnaliser le paquet, on est tous prêt a s’offrir a notre patron, tous emballés et décorés.

Mon Tram’ se vide, cela annonce mon incarcération dans un bureau, le temps que la terre face son demi tour, et, dés la nuit tombée, permission me serra donnée de rentrer chez moi.

Décidemment, j’adore mon rer et mon tramway, des années que je le prends des années que ses usagers collaborent pour m’offrir un spectacle finalement unique chaque jour.

‘Bienvenue chez vous’ aurait pu me dire la police à l’aéroport, mais ca n’aurait pas eu la même valeur que celui du métro, tellement plus vibrant et tonitruant.